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Vos réponses à notre enquête du 13 février 2026

Dès l’envoi de ce message qui vous interrogeait sur ce que vous, patients de l’homéopathie, attendiez d’un nouveau cadre légal pour notre médecine préférée, les réponses ont afflué de la part de nos membres et des personnes qui assistent à nos conférences.

Notre question, à vous, les patients :

« Quels sont, selon vous, les besoins, nécessités et exigences des patients qui devraient figurer (et être satisfaits) dans un futur cadre législatif régissant la pratique de l’homéopathie en Belgique ? »

Les grandes tendances qui se dessinent dans vos réponses :

Nous, les patients, demandons à l’État Belge de reconnaître dans sa législation :

1/ Généralités

  • une médecine plurielle, à savoir la complémentarité de la médecine conventionnelle et des Médecines dites Complémentaires et/ou Alternatives (MCA – homéopathie, ostéopathie, chiropraxie, acupuncture, phytothérapie…) ;
  • la valeur de l’homéopathie en tant que médecine individualisée, non chimique, générant peu ou pas d’effets secondaires indésirables, génératrice de bien-être, soucieuse de la dignité humaine et plébiscitée par une vaste part de la population en raison de son innocuité et de son efficacité avérée ;
  • la valeur de l’approche holistique du patient en homéopathie ;
  • la qualité de la prévention, dans laquelle cette médecine excelle ;
  • le droit, pour les praticiens de l’homéopathie, d’en promouvoir les atouts dans la lutte contre la consommation excessive de médicaments conventionnels et contre la multiplication des actes médicaux techniques afin d’améliorer l’état de santé de la population et de réduire les dépenses en sécurité sociale.

2/ Les médecins, les professionnels de la santé et leur formation

  • le devoir, pour toute Faculté de Médecine, de fournir à ses étudiants une information objective sur les spécificités de l’homéopathie et ses paradigmes de fonctionnement plus larges que l’aspect strictement scientifique (psychologie, empathie, individualisation du traitement, médicaments à action relevant de la physique, non de la chimie…) ;
  • le statut de médecin homéopathe, de dentiste homéopathe, de médecin vétérinaire homéopathe et/ou de sage-femme homéopathe sur la base du diplôme obtenu dans une école d’homéopathie reconnue par la Faculté de Médecine Homéopathique de Belgique ;
  • la possibilité d’organiser la formation en homéopathie dans les universités et hautes écoles, pour autant que ces institutions acceptent de l’intégrer à leurs programmes ;
  • la nécessité pour les praticiens de la médecine conventionnelle de recevoir, de la part des praticiens de l’homéopathie (et de personne d’autre), une introduction objective aux spécificités de cette médecine différente.

3/ Les pharmaciens et les médicaments

  • le statut et le savoir-faire du pharmacien homéopathe sur la base d’un certificat reconnu par Pharahom et/ou la Faculté de Médecine Homéopathique de Belgique ;
  • la valeur intrinsèque des préparations officinales et magistrales homéopathiques ;
  • l’égalité de statut des médicaments conventionnels et des médicaments sans effets secondaires que préconise l’homéopathie ;
  • l’indispensable disponibilité des médicaments homéopathiques ;
  • l’enregistrement des médicaments homéopathiques auprès de l’AFMPS ;
  • l’acceptation de normes tout à fait particulières en matière de conservation et de péremption des souches et médicaments homéopathiques.

4/ Les patients et leurs droits

  • le droit du patient de bénéficier d’une information objective sur l’homéopathie, sans avoir à subir des campagnes de dénigrement et de désinformation dans les médias, les réseaux sociaux, le monde politique, l’industrie pharmaceutique, le monde scientifique conservateur et la médecine conventionnelle ;
  • la liberté du patient de choisir non seulement son médecin, mais aussi la ou les médecine(s) par laquelle/lesquelles il souhaite se faire soigner ;
  • le droit du patient de bénéficier de soins (consultation et médicaments) homéopathiques financièrement accessibles et partiellement remboursés par les mutualités, au même titre qu’en médecine conventionnelle ;
  • le droit du patient de bénéficier d’une consultation qui prend le temps nécessaire pour une approche personnalisée de sa santé, une prise en compte holistique de sa personne, le tout au travers d’une relation de qualité entre le patient et le praticien ;
  • la nécessité de disposer dans le pays d’un nombre suffisant de médecins homéopathes dûment formés, pour répondre au vieillissement des praticiens actuels par une relève suffisante ;
  • le devoir du médecin de respecter le choix du patient, sans menaces, ni exclusives ;
  • le devoir du médecin d’accepter, si le patient le demande, le recours simultané à plusieurs médecines en raison de leurs complémentarités.

5/ La recherche

  • la recherche fondamentale et appliquée en homéopathie, afin que la science animée par des scientifiques soucieux de comprendre puisse apporter toujours plus de preuves de la valeur, du fonctionnement et de l’efficacité de l’homéopathie, par-delà les conceptions scientifiques conservatrices qui ne conçoivent pas d’autre médecine que strictement chimique ;
  • le droit de cette recherche fondamentale et appliquée de bénéficier de soutien et de subventions au même titre que n’importe quelle autre recherche qui contribue à la santé de l’être humain et de toute autre forme de vie.

6/ Le droit au respect

  • le droit des médecins homéopathes et de leurs patients d’assimiler à de la diffamation toute diffusion d’informations tronquées, manipulatrices, erronées, mensongères, méprisantes et dénigrantes à leur égard et d’entamer des poursuites judiciaires pour y mettre un terme.


Merci à tous ceux qui nous ont aidés. Vos réponses sont combinées aux attentes formulées par les médecins et pharmaciens homéopathes, les écoles d’homéopathie et la recherche scientifique en homéopathie. Le tout sera coulé dans un avant-projet de loi et transmis aux décideurs politiques.